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Espace perso de tabla

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February 18

une autre petite histoire, complète celle là

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Perspective,

 

 

Ce matin là, un gros tigre sortit de sa tanière. La queue mal coiffée et la moustache ébouriffée, il ne donnait pas vraiment l’impression d’être au mieux de sa forme. On aurait dit un parrain en crise morale, le mâle dominant en recherche d’identité.

Il était craint pourtant, oh combien, et la puissance ne lui faisait pas défaut dans la force de l’âge où il se trouvait.

Mais aujourd’hui, il avait comme du vague à l’âme et ses pattes ne foulaient pas le sol avec l’assurance qu’il avait d’ordinaire. Ca n’était certainement pas à cause de cette femelle hier qui avait osé lui tourner le dos comme si son odeur puissante n’avait pas eu le même impact que d’habitude.

Il sortit donc et huma les parfums de la forêt, il avait l’oreille basse et éprouvait de l’incertitude quant à la direction à prendre.

Son ouïe affutée pour la chasse entendit un bruissement dans les fourrés voisins et il vit devant lui un bébé sanglier qui s’était égaré. Le tigre bondit, posa une patte sur l’animal terrifié et lui demanda, tu sais qui je suis n’est-ce pas ?

- Oh oui seigneur, ma mère me parle souvent de vous, vous êtes le tigre.

- Et ne t’as t-elle pas dit que j’étais le roi de la forêt ?

- Mais oui répondit le marcassin, que je suis idiot, vous êtes le roi de la forêt.

Magnanime, le tigre ôta sa patte et laissa filer sa proie, heureuse de s’en tirer à si bon compte.

Il se sentait déjà un peu mieux mais pas encore tout à fait quand sa route croisa celle d’un jeune daim. Le manège se répéta,

-        A nouveau le fauve laissa partir l’animal qu’il avait capturé et son moral remonta en flèche. Sa moustache retrouvait du mordant et son allure reflétait maintenant celle du prédateur qu’il était.

Mais il fallait confirmer tout cela ; au détour d’un bosquet, non loin du point d’eau où beaucoup s’abreuvaient, il rencontra cette fois-ci une antilope qui ne put échapper à sa redoutable détente et qui roula au sol sous le poids du félin.

Il gronda : qui ici est le roi de la forêt ?

La voix sortit du nuage de poussière qui n’avait eu le temps de retomber

-          Vous êtes le seigneur tigre, vous êtes le roi de cette forêt.

Maintenant, notre tigre se sentait tout à fait bien, comme à l’accoutumée, il avait en lui une rage et une violence dont il tirait son bien-être. Sa démarche souple et ses muscles d’acier avaient retrouvé leur substance et il se sentait invincible.

Que lui passa t-il par la tête, personne n’est allé lui demander mais quand il se trouva nez à nez avec l’immense éléphant, il lui demande sur un ton péremptoire :

-          Et toi, dis moi un peu, qui est le roi de cette forêt ?

On ne sait pas non plus si l’éléphant sut de quelle forêt il parlait mais sa trompe s’enroula autour du fauve, il le souleva dans les airs et le laissa retomber du plus haut qu’il put. Puis, il recommença et le poussa rudement de son  énorme patte comme s’il se fut agi d’un vulgaire fétu. Il le reprit dans sa trompe et le jeta pour finir contre un arbre gigantesque qui se trouvait là.

Le tigre à moitié assommé, se releva avec peine en titubant, il regarda l’éléphant et lui dit :

-Mais ça n’est pas parce que vous ne connaissez pas la réponse qu’il faut vous fâcher comme ça !

L’éléphant était déjà reparti, on ne sait même pas s’il entendit la répartie.

February 11

je meprésente

 
Bonjour à tous et à toutes,
 
Qu'est ce qui peut bien pousser une personne à faire un blog et à se mettre en ligne comme ça sur le web?
Pour ma part, je n'ai aucune prétention ici mais j'aimerais partager avec ceux qui en auront envie un petit trésor culturel issu de l'immense richesse de l'Inde antique.
Il s'agit de petites histoires qui se transmettent oralement depuis des siècles et que j'ai remis au goût du jour avec mon style et que j'ai adaptées à notre culture.
Je vais donc faire l'essai sur ce mini site en mettant en ligne le début de quelques histoires.
Ceux ou celles qui seront intéressés seront les bienvenus pour en recevoir la suite.
J'y vois l'intérêt d'un partage et celui de faire un peu connaissance avec des personnes qui ne seraient jamais rencontrées autrement.
Merci de votre attention et bonne lecture.
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mais où faut-il chercher ?

 

 

Sur une des routes poussiéreuses de l’Inde un négociant rentrait chez lui après avoir fait de bonnes affaires à la ville qu’il quittait ce matin là et dont les murs d’enceinte commençaient à s’éloigner. Il revenait vers les siens après une assez longue absence et il lui tardait de les retrouver et de partager avec eux le fruit de son travail. Il avait vendu la totalité du stock de bijoux qu’il confectionnait avec l’aide de sa famille et avait même trouvé acquéreur pour la bête de bât sur laquelle il avait chargé sa marchandise.

C’est donc muni d’un léger sac qu’il arpentait joyeusement ces chemins de faubourg. Alors qu’il s’était arrêté pour prendre quelques gorgées d’eau et qu’il n’avait pas encore atteint les limites de la zone habitée, un homme l’aborda avec sympathie.

-          Bonjour, vous êtes en voyage ?

-          Certes lui répondit le marchand, je rentre chez moi après un fructueux négoce dans la ville que vous apercevez là bas.

-          Vous avez du gagner beaucoup d’argent alors lui dit l’homme.

-          Oui beaucoup, je l’ai là avec moi et j’ai hâte de le montrer à ma famille.

-          Mais où allez-vous donc, est-ce loin lui demanda le nouvel arrivant ?

Le marchand lui donna le nom d’un village à trois ou quatre jours de marche de là.

-          Mais quelle coïncidence lui dit l’homme je vais justement dans la même direction et je m’arrête presque au même endroit, ne voyez-vous aucun inconvénient à ce que je vous accompagne, la route ainsi sera moins longue pour l’un comme pour l’autre.

L’homme d’affaire lui répondit qu’il n’avait pas d’objection à voyager en sa compagnie et ils prirent la route tous les deux.

Ils parlèrent de choses et d’autres mais bien souvent l’homme rencontré à la sortie de la ville essayait d’en savoir plus long sur les affaires de notre marchand. Il voulait connaître la valeur et surtout le prix des bijoux vendus, leur nombre et les bénéfices engrangés. Autant de questions indiscrètes auxquelles le négociant se prêtait de bonne grâce car il était d’une bonne composition et ne se laissait pas facilement impressionner.

Ils arrivèrent, au terme de cette première journée, en vue d’une auberge qui bordait le chemin qu’ils arpentaient depuis le matin. Le compagnon du marchand se fit alors plus pressant et plus direct :

-          Mais combien au juste avez-vous gagné demanda t-il ?

-          Beaucoup dit le bijoutier

-          Mais encore insista l’homme ?

A bout de ressource et devant l’insistance de son compagnon, le marchand s’arrêta, ouvrit son sac, en sortit une grosse bourse et devant les yeux luisant de convoitise de l’autre voyageur, il l’ouvrit sur le dessus laissant ainsi voir une grande quantité de pièces d’or qui luisaient dans la lumière du soleil couchant. Il referma la bourse aussitôt et la replaça dans son sac. Ils se remirent en marche vers l’auberge.

- En effet dit l’homme, vous avez beaucoup d’argent avec vous, si vous voulez je peux vous aider à en assurer la protection car il n’est pas prudent d’avoir avec soi de telles valeurs.

- Ne vous en faites pas, dit le marchand, je m’en occuperais très bien moi-même, il me tarde d’arriver, de laver cette poussière et de prendre un bon repas chaud.

Ils entrèrent donc dans l’auberge où de nombreux voyageurs avaient déjà pris leurs dispositions et où régnait une chaude atmosphère de bienvenue. Ils prirent chacun une chambre et procédèrent à leurs ablutions. Quand le marchand fut prêt, il frappa à la porte de son compagnon qui lui répondit à travers la porte qu’il pouvait descendre sans lui  et qu’il le rejoignait tout de suite.

Quand il fut seul, le voleur, puisqu’il faut bien le nommer, s’introduisit dans la chambre du négociant et se mit à fouiller partout à la recherche du trésor. Il eut beau regarder partout, dans le sac, sous le matelas, sous l’oreiller, dans l’oreiller, il ne put mettre la main sur ce qu’il convoitait. Il se dit que le propriétaire avait du le garder sur lui et qu’il devrait se montrer plus prudent car il se méfiait peut-être. Il était un voleur professionnel, il avait mis en œuvre ses qualités d’investigation et il usait de son charme naturel pour approcher ses victimes et les dépouiller. Tout son art résidait dans sa capacité à ne pas éveiller les soupçons et il se dit qu’il avait sans doute un peu dépassé les limites. Mais il se consola en pensant au temps qu’il lui restait et il se dit qu’il trouverait bien une solution.

Il rejoignit donc le marchand, ils dînèrent et allèrent prendre un repos bien mérité.

Le lendemain matin ils repartirent après un bon petit déjeuner et marchèrent avec entrain.

Ils firent un peu connaissance, le voleur inventa une histoire de toutes pièces pour justifier sa présence dans ce voyage et il faut bien avouer qu’il était convaincant. Peut-être que s’il avait orienté sa carrière dans une autre direction il aurait fait un acteur fameux et reconnu mais il avait choisi une autre option et à ses yeux,  il y en allait de son devoir d’y réussir. La morale n’avait rien à voir avec cela.

Ils s’arrêtèrent près d’un ruisseau pour s’y rafraîchir et manger un bout.

Le voleur ne put s’empêcher de faire à nouveau allusion à ce qu’il considérait d’ores et déjà comme sa propriété. Il demanda si tout allait bien du côté de la fameuse bourse et le marchand lui répondit qu’il n’y avait pas de souci.

Après quelques bonnes heures de marche, ils arrivèrent à nouveau en vue de leur étape et la scène de la veille se répéta. Le voleur prit soin de bousculer habilement son partenaire afin de vérifier qu’il ne portait pas l’or sur lui. Tel ne fut pas le cas et il en resta encore plus perplexe quand il ne trouva rien à nouveau. Il avait beau tourner et retourner l’énigme dans sa tête il ne parvenait pas à comprendre comment le marchant soustrayait à sa vigilance l’objet tant désiré. Il passait et repassait en revue tous les endroits qu’il avait soigneusement et méthodiquement visité sans parvenir à s’expliquer le mystère. L’homme d’affaire portait des vêtements trop légers pour cacher une charge pareille, il ne l’avait donc pas sur lui, il n’y avait pas dans ces auberge de possibilité de dépôt auprès des gérants et les chambres étaient sans surprise. Mais où fallait-il donc chercher ?

Cet échec le titillait, c’était la première fois qu’il était confronté aux limites de son art et hormis l’attraction du pactole que la somme représentait, il y en allait aussi de son honneur et de sa profession. Il voyait le temps passer et prit conscience du même coup qu’il ne lui restait plus qu’une nuit pour mener à bien son entreprise. Il se promit donc de mettre toute son attention en éveil afin de ne manquer aucun indice dans cette phase décisive.

Ils parlèrent peu au cours de cette troisième journée de voyage. La fatigue sans doute d’avoir marché si longtemps et peut-être un peu aussi la distance que l’obsession du voleur mettait dans leur communication.

A suivre

 
 
 
 
 
February 02

partage de contes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si tu éprouves le désir d’écrire, et nul autre que L’Esprit n’en détient le secret, tu dois maîtriser connaissance, art et magie :

La connaissance des mots et leur mélodie,

L’art d’être sans fard,

Et la magie d’aimer ceux qui te liront.

 

Khalil  Gibran

 

 

 

 

 


 

 

tabla

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Bonjour à tous et à toutes.

Peit extrait d'un roman récemment terminé.
Un voyage au Népal
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